Ce livre se construit à partir de questions que me pose Mehdi et auxquelles j’essayes d’apporter la réponse la plus simplet et la plus claire possible. 
C’est encore embryonnaire, avec tout de même plus de 40 pages A4 déjà écrites. 
Si vous voulez soutenir le projet et aider à la parution de ce livre, vous pouvez faire un don sur tipeee. 

 

Y a-t-il des indices concrets me montrant qu’il est temps d’attaquer LSP ?

 

L’indice principale que l’on est prêt à aborder le lsp c’est l’humilité.

C’est être prêt à envisager qu’il n’y a jamais eu aucun problème dans ma vie, mais surtout que je ne suis pas le problème non plus.

 

Dans beaucoup d’approches thérapeutiques ou de développement personnel ou invite la personne à prendre sa responsabilité vis-à-vis de ses problèmes.

Ce qu’on dit, en essence, c’est : tu es la cause de tes malheurs et le responsable de ton bonheur. Guéris tes blessures, change ton état d’esprit, affronte tes peurs, poursuis tes rêves et tu verras que tout est possible.

 

Le LSP dit : il n’y a pas de malheurs, il n’y a pas de bonheur. Il n’y a que des informations et c’est ton interprétation conditionnée (par les narrations) qui te fais croire que les choses sont bonnes ou mauvaises.

 

Pour être prêt à explorer cette possibilité il faut être humble. Il faut reconnaître : la vie est plus grande que moi, et je ne suis pas ici pour en faire la conquête. Je suis ici, la vie est ici et si je ne peux ni la comprendre rationnellement ni la dompter je peux, peut-être, la rencontrer.

 

Il faut lâcher le regard du dominant, cesser d’espérer être le gentil, le vainqueur, le modèle de réussite, pour envisager que nous ne sommes qu’une partie d’un grand tout. Et que peut-être c’est dans la rencontre, dans le dialogue avec ce grand tout que je vais trouver ma place, l’apaisement que je cherche, le véritable succès, celui d’être pleinement moi-même sans avoir à lutter pour cela.

 

Il faut également, et c’est parfois plus difficile pour les personnes en recherche de sens, de paix ou de réussite, lâcher la culpabilité.

Cesser de se voir comme un être défaillant nécessitant des soins et de améliorations constantes. Cesser de penser que nous méritons les épreuves auxquelles nous faisons face, qu’elles sont des punitions ou des leçons visant à nous rendre meilleur ou à solder une dette telle un péché original ou un mauvais karma.

 

On est prêt à apprendre le lsp lorsque nous pouvons nous dire : je ne sais pas.

Certaines choses me semblent être bonnes, certaines choses me semblent être mauvaises. J’essayes d’avoir, d’être, de donner plus de bon que de mauvais dans ma vie mais quel que soit l’approche la vie continue dans sa ronde insensée et je ne comprends pas.

 

On est prêt quand on peut dire : peut-être que tout est déjà parfait, moi et le monde, et que je dois apprendre à le voir, tout simplement.

Cette humilité nous ouvre à la découverte. Nous pouvons, puisque nous ne cherchons plus ni à fuir ni à conquérir, ni à gagner ni à échapper, nous pouvons enfin écouter.

 

C’est le premier geste amoureux. le premier geste d’abandon de confiance et d’audace.

C’est reconnaître en même temps notre petitesse et notre grandeur.

 

Concrètement, y a t-il des signes ?

Le seul signe que j’ai pu observer était un désir d’aimer. Un désir d’aimer la vie sans condition.

 

Voilà, quand vous êtes prêt à tomber amoureux de la vie, alors même qu’elle vous heurte et vous échappe, alors vous êtes prêt pour le Langage Symbolique Personnel.