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De l’amour de Dieu, de la dévotion et de l’éveil
Un enfant privé de contact et d’amour meurt.
Un lien d’attachement, même bancal, même dysfonctionnel semble nécessaire.
On pense que.
Ce que je crois, moi, c’est que le besoin d’amour, le besoin de regarder un objet (ou un sujet) avec amour et d’être vue avec les yeux de l’amour est un besoin vital.
Et que si on ne trouve pas la réponse à ce besoin dans la présence de celui ou celle qui nous accueille dans l’existence, quelque chose sera là tout de même pour nous certifier que l’amour existe et qu’il peut être là pour nous aussi.
Quelque chose dans la beauté du monde, dans la douceur d’un animal, dans le réconfort d’une amitié.
Pour certain l’amour est le sujet lui-même, l’objet d’adoration, la présence salvatrice.
L’Amour, entité transcendante et dont on retrouve le parfum familier dans chaque création exaltée.
Dans les poèmes, dans les textes sacrés, dans la musique, le souffle du vent, la caresse des vagues.
Si on a de la chance, à force d’écouter les saints et les poètes, à force de croiser les maîtres et les éveillés, on en vient à entendre que cet amour que l’on reconnaît partout, que l’on appel de tous nos vœux, de tous nos sens, réside en nous.
Si on a la chance et le courage de croire que ça peut être vrai, on plonge alors dans l’expérience.
Je crois que c’est cette rencontre qu’on appelle éveil.
La réalisation d’être le réceptacle de la source, d’être le contenant de l’amour, le vertige de réaliser qu’à tout instant et autant de fois que je le souhaiterai je pourrai me dissoudre dans un océan d’amour.
Ce qu’on dit moins de l’éveil c’est que la réalisation ne peut que se vivre par la pratique.
Or, dès lors que la pratique cesse, dès lors que le monde reprend ses droits et ses demandes, l’amour redevient objet de désir.
D’abord il est encore là, partout où nos regards se posent.
Chaque brin d’herbe chante sa perfection, chaque évènement est un acte de jouissance, quel que soit sa nature et ses conséquences.
Mais plus tard il commence à se fondre. Le regard perd la perspective. L’amour est là on s’en souvient, on ne le vit plus, on ne le voit plus.
Souvent c’est pure négligence de notre part.
On est reparti, gorgé de joie farouche et on a couru si loin, oubliant qu’aimer n’est pas un luxe mais un besoin.
Ça n’est rien, puisque partout où nous courions l’amour était avec nous.
Il nous suffit de nous arrêter, de reprendre notre souffle, de revenir au cœur de soi.
Mais d’autres fois, et même quand on aime à en perdre la raison, même quand on ne laisse pas passer une journée sans retourner courir nue et assoiffée auprès de l’Amant, quelque fois on ne voit plus, on trouve rien.
Alors, puisque la dévotion semble ne plus suffire, reste la foi inébranlable. Qui continue de dire « Je t’aime ! même si je ne sens plus ton amour. »
Je t’aime et j’attendrai et je reviendrai et je sais que je suis aimé même si je ne vois rien, même si je ne sens rien, même si je ne comprends pas.
On ne parle pas assez de ça.
Ça n’arrive pas souvent. J’ai le souvenir de 2, 3 fois seulement.
Pourquoi alors que je suis à genoux devant mon créateur, pourquoi alors que je connais par cœur le chemin de la source, tout semble se dérober ?
Est-ce une punition ? Est-ce une nécessité ? Est-ce un cadeau ?
Je n’ai pas de réponse.
Je pense que ça arrive. Que ça doit arriver.
Que l’on doit, parfois, faire l’expérience d’une apparente séparation.
Je ne sais pas pourquoi.
Mais je sais que derrière, quand, pour une raison qui m’est également inconnue, le parfum revient, l’amour reprend corps en nous, nos yeux retrouvent la vue – la joie est au-delà de toute mesure.
Pourquoi la mort, l’hiver, et l’expérience de la douleur ?
Je ne sais pas. Je n’en ai sincèrement aucune idée.
J’ay ai beaucoup pensé, j’ai envisagé tant de parce que.
Parce que ça nous fait grandir, ça nous renforce, ça nous prépare.
La vérité est que je ne sais pas.
Tout ce que je sais c’est qu’il n’y aucun abus. Aucune injustice. Aucun défaut.
Pace que chaque douleur, chaque séparation, chaque mort me libère et le rapproche de Lui.
Et puisque c’est là mon besoin et mon seul véritable désir, je ne peux que laisser les larmes couler et les mots se redire. Merci. Encore. Je t’aime.
*
Pour continuer à me lire : Je deviens tipeur

Merci Sarah,
Moi non plus je ne sais pas, mais les retrouvailles me font oublier l’absence de compréhension. Comme si je devais accepter qu’il n’y a rien à comprendre, juste à aimer, avec la foi que c’est juste, un point c’est Tout,
des bisous ❤️