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Conscience du corps – présentation

 

 

Avant de me lancer à corps perdu dans mes idées, de vous présenter mes découvertes et expériences sur le corps, la conscience et la conscience du corps, je tiens à vous dire ou vous rappeler qui je suis et d’où je parle.

 

Qui suis-je en effet pour parler de santé, de bien-être, de guérison ?

 

Je suis une femme blanche de 36 ans. J’ai grandi en France, dans une famille pas riche, parfois, souvent pauvre même, mais sans jamais manquer de nourriture, de soleil, d’eau, de soins.

Pourquoi je vous dis ça ?

Parce que ça va conditionner pas mal de chose. Je ne suis pas quelqu’un qui a dû se battre avec des manques mettant en danger ma survie.

Je n’ai pas grandi avec une maladie grave.

Je n’ai pas été contrainte, en tous cas pas jusqu’à la souffrance, dans mes mouvements, mes jeux, mes explorations.

 

Quand on est une femme blanche, française, même issue de milieu populaire voire pauvre, on a peu de chance d’avoir eu à lutter pour sa survie. Moins de chance.

Beaucoup moins que toutes ces personnes que j’ai pu par exemple rencontrer au Kenya, qui toutes, ou presque, ont connu la maladie (choléra, malaria, sida), la faim, le manque de soin, le manque d’eau potable etc.

 

En France, la douleur qu’on inflige au corps vient d’ailleurs.

On doit grandir avec le regard – des parents, des copains, de la société. Et qu’il est lourd ce regard ! Mais, et nous le verrons dans de prochains articles, ça n’entre pas dans la conscience du corps.

Les remarques, les injonctions, les jugements, les moqueries, les insultes, les humiliations, ne sont pas des violences du corps mais de l’esprit et des émotions. Elles ont un impact sur le corps, évidemment, de la même façon que le manque de nourriture ou les violences physique ont un impact sur le psychisme et nos émotions.

 

Pour en revenir à ma présentation, je suis donc une femme de 36 ans qui n’a pas connu de violence physiques grave et dont la conscience du corps n’a pas été verrouillée par des chocs traumatiques – pas à cet endroit, pas dans cette strate du réel.

 

Ensuite, qui suis-je pour parler de corps ?

 

J’aime les corps. Depuis toute petite j’ai aimé toucher, masser, soulager.

Ado je me suis passionnée de médecine chinoise. Parallèlement j’ai commencé ma vie de voyageuse et j’ai rencontré dans les différents lieux où j’allais faire du wwoofing des guérisseurs, chamanes, masseurs.

 

Entre mes 20 et 25 ans je suis allé à plusieurs reprises en Thaïlande où j’ai appris les massages traditionnels thaïlandais dans plusieurs écoles, auprès de plusieurs maîtres, un peu plus d’un an de formation réparti sur 3 ou 4 voyages.

 

Je me suis aussi formé, superficiellement, à la réflexologie plantaire, à l’utilisation des huiles essentielles et au magnétisme.

 

J’ai donc un petit bagage théorique et pratique quand il s’agit du corps et de la santé.

 

Par ailleurs, j’ai une constitution assez robuste et le goût de l’aventure.

Voici quelques expériences physiques marquantes et dont j’ai pu retirer beaucoup de connaissances :

  • Travail dans une ferme de basse montagne, traite manuelle des chèvres et brebis, un travail physiquement tellement intense à certaines périodes que j’en dormais littéralement debout. Une bonne façon de connaître ses limites et de développer, au passage, une tendinite et un syndrome du canal carpien

 

  • 5 mois au Kenya, pas de nourriture tous les jours, 2 semaines avec la malaria (j’ai dû perdre facilement 15 kg et bien me déshydrater)

 

 

  • Vie sur des lieux sans confort moderne (zad, village en Thaïlande, Kenya) – devoir marcher longtemps pour chercher de l’eau ou trouver un magasin, porter des charges lourdes, faire le feu pour cuisiner .. voilà qui nous enseigne beaucoup sur nos réelles besoins.

 

  • Deux accouchements, le premier à l’hôpital, seule (c’est-à-dire sans ami, parent ou partenaire) et sous péridurale. Le second à la maison, dans une piscine d’accouchement, avec mon conjoint et donc bien sûr sans assistance médicale d’aucune sorte.

 

  • Depuis 2017, la pratique régulière des jeûnes hydrique. De 2 jours à 3 semaines, en moyenne 2 fois par an.

 

  • Et puis : fracture du bras à 8 ans, accident de cheval avec problème récurrent de hanche pendant 10 ans ensuite, asthme, allergies, grossesse extra-utérine, eczéma sévère…

 

Pourquoi je vous fais mon historique de santé (attendes qu’on parle sexualité, on va rire !) ?

Parce que, et voilà où je voulais en venir, la conscience du corps dont je parle ça n’est pas comment moi, idée de Sarah, expérience subjective de Sarah, j’ai conscience de mon corps, mais comment mon corps construit sa propre conscience.

Voilà la conscience du corps. C’est le corps avec le corps. Ce sont les expériences de la chair.  Les maladies, les contraintes, la douceur, le repos, du corps

 

Et je viens vous parler avec une connaissance mentale légèrement plus importante que la moyenne du fait de mes formations, de mon intérêt et de mes expériences et avec un corps qui a développé une conscience particulière en allant à la rencontre de ses limites, de ses capacités d’adaptation et de régénérations.

 

Je ne suis pas médecin. Je ne suis pas experte.

 

J’ai, par ailleurs, des talents particuliers de guérison ainsi qu’une étrange capacité à savoir immédiatement ce qui ne va pas chez quelqu’un et quelle plante ou exercice pourrait l’aider.

 

A part ça je suis surtout quelqu’un qui observe, qui écoute, et qui essaye beaucoup de choses.

 

Les présentations étant faites, on pourra, dans les prochains articles, parler longuement de ces corps merveilleux qui nous abritent, nous composent et nous parlent d’un monde – celui de la chair, des plaisirs, des souffrances, de la vie pour la vie.

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