Je suis en train d’élaborer une pyramide des besoins existentiels.

 

Je pose que toute épanouissement, toute santé, toute réussite et toute prospérité passent par un accomplissement existentiel.

 

Je pose que l’un, si ce n’est le problème de notre monde est que l’on cherche à satisfaire des besoins qui résultent naturellement d’un terrain existentiel accompli, sans s’occuper de ce terrain.

 

La recherche des résultats sans laisser la possibilité de leur émergence naturelle empoisonne le terrain et conduit à l’expression contrarié, négative, opposée, de ce qui est cherché.

 

L’individualisme prend le pas sur l’individualité, l’égoïsme sur l’amour de soi, l’avidité sur la prospérité.

 

Les bases de ma pyramide sont celles-ci :

 

En 1er : besoin d’amour. Besoin d’aimer et d’être aimé.

Correspondant au stade de l’enfant.

Le besoin est accompli quand je sais en toutes circonstances que je suis aimé (de la vie en moi), quand, en toutes circonstances, j’aime (la vie en moi)

Besoins (et leur satisfaction) émergents : la santé et la vitalité globale

Amour du corps, être en santé physique.

Amour de de l’autre en soi, être en santé émotionnelle.

Amour du monde, être en santé mentale.

 

2ème étage de la pyramide, accessible une fois le premier solidement ancré :

Besoin de liberté.

Correspondant au stade de la jeunesse (fille/garçon, sexué, pas encore adulte)

Le besoin est satisfait quand je suis libre, quel que soit le contexte, de proposer ma vérité individuelle et de recevoir ou de refuser les propositions des autres vérités.

 

Les besoins émergents : La jouissance et la joie.

La joie d’être soi et la jouissance de sa physicalité

La joie d’être avec l’autre, la jouissance des échanges (contacts charnel, affinités, échanges de biens, de savoirs etc.)

La joie d’être au monde qu’offre la liberté de ne plus être enchainé à des notions de bien et de mal figées, sources de menaces, promesses de récompenses.

 

3ème étage : le service et la contribution

 

Le besoin est satisfait quand je sais à chaque instant que mon existence, ma présence, mes actions contribuent au développement du vivant et du collectif. Quand je suis pleinement à ma place, que je donne facilement, avec discernement et attention, ce que j’ai de plus précieux et ce qui est le plus nourrissant pour moi-même, ma famille, la société, l’humanité, le vivant.

 

Les besoins émergents sont : La prospérité et la reconnaissance.

 

Prospérité matérielle, la stabilité, le confort, les ressources qui arrivent comme résultant de mon implication dans le don et via le discernement.

 

Prospérité affective, confiance, équilibre des saisons relationnelles (fluidité dans les phases passives/actives), transmission d’un héritage (famille)

 

Prospérité mentale et créative, élaboration fine de son propre rapport au monde, création et innovations dans sa façon d’être soi et de voir le monde, hybridation intellectuelle fertile par la rencontre et la recherche mutualisée.

 

 

Le problème donc est que l’on veut d’abord la richesse avant d’avoir la santé. Mais, même, que l’on veut d’abord la santé avant d’avoir compris et installé l’amour de soi (ici, non aps l’amour de sa personnalité mais du soi en soi, de la vie, de dieu en soi)

 

Ce que je pose c’est que lorsque l’évolution naturelle de l’existence est comprise, libérée de ses entraves et nourrie de notre attention, alors vivre est une chose simple, qui nous conduit naturellement vers l’accomplissement, la joie, la liberté, le bien-être et l’amour.

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